{"id":25766,"date":"2020-11-05T15:33:50","date_gmt":"2020-11-05T14:33:50","guid":{"rendered":"http:\/\/simonu.home.blog\/?p=25766"},"modified":"2020-11-05T15:33:50","modified_gmt":"2020-11-05T14:33:50","slug":"u-binidittu-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/?p=25766","title":{"rendered":"U binidittu."},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ou la b\u00e9n\u00e9diction des maisons.<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Au milieu du si\u00e8cle dernier, la vie dans nos quartiers et autour de l\u2019\u00e9glise s\u2019accompagnait toujours d\u2019anecdotes. Des petits faits qui restaient confidentiels, connus des seules personnes impliqu\u00e9es. Les r\u00e9cits successifs, narr\u00e9s et renarr\u00e9s, galvaudent et d\u00e9forment la r\u00e9alit\u00e9 en renfor\u00e7ant le c\u00f4t\u00e9 comique. Il reste toujours un grand fond de r\u00e9alit\u00e9\u2026 Ces points de rep\u00e8res fixaient \u00e0 leur mani\u00e8re les us et coutumes de l\u2019\u00e9poque pour perp\u00e9tuer leur m\u00e9moire. <\/em><br \/><em>Quelques d\u00e9cennies plus tard, ils r\u00e9v\u00e8lent encore le mode de vie d\u2019alors.<br \/>Le r\u00e9cit, ici relat\u00e9, est un ressenti personnel avec ses limites, ses approximations, ses insuffisances.<br \/>Je m\u2019en souviens encore&#8230;<\/em><\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J\u2019\u00e9tais un enfant de c\u0153ur assidu. <br \/>Je vivais avec ma tante, veuve de guerre, sacristine install\u00e9e, pr\u00e9pos\u00e9e au son des cloches, \u00e0 la pr\u00e9paration des messes, elle prenait la suite de ses parents. <br \/>Virtuose de la corde \u00e0 r\u00e9veiller le bourdon, \u00e0 lib\u00e9rer la vol\u00e9e du dimanche, je la regardais, vingt m\u00e8tres plus bas, actionnant les lianes qui tombaient du ciel. Deux cordes \u00e0 bras, une troisi\u00e8me serpentait autour de sa jambe droite et en cadence dont elle avait le secret, trois cloches tintaient de concert.<br \/>C\u2019est elle qui sonnait le glas lorsqu\u2019un villageois quittait ce monde. Les habitants intrigu\u00e9s s&rsquo;interrogeaient\u00a0: \u00ab\u00a0Tiens c\u2019est Marie, quelqu\u2019un est parti\u2026\u00a0\u00bb et chacun partait aux nouvelles.<br \/>Le clocher \u00e9tait la boussole du monde l\u00e9vianais, visible presque de chaque quartier.<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tante \u00e9tait un paradoxe pour l\u2019\u00e9poque, elle s\u2019occupait du cin\u00e9ma aussi et son comportement de bigote changeait compl\u00e8tement devant le grand \u00e9cran. Elle faisait moult g\u00e9nuflexions en se signant \u00e0 chaque passage devant l\u2019autel et se l\u00e2chait en regardant un film. Dans la p\u00e9nombre d\u2019une salle obscure, elle commentait \u00e0 haute voix les sc\u00e8nes coquines d\u00e9clenchant l\u2019hilarit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale. Ces rires appuy\u00e9s l\u2019encourageaient, elle rebelotait volontiers.<br \/>Je nageais dans un obscurantisme s\u00e9v\u00e8re et c\u2019est sans doute de cela que je puisais un peu de lumi\u00e8re. Tante \u00e9tait tr\u00e8s aimante et me g\u00e2tait. <br \/>Elle sermonnait le P\u00e8re-No\u00ebl lorsqu\u2019il n\u00e9gligeait la chemin\u00e9e de la chaumi\u00e8re familiale (la demeure de mes parents) et appelait \u00e0 la rescousse le petit j\u00e9sus, le jour de l\u2019an. <br \/>Elle me rassurait en disant que j\u2019\u00e9tais comme les autres, un cadeau tomb\u00e9 du ciel m&rsquo;attendait au pied du lit le premier janvier qui suivait un No\u00ebl rat\u00e9. Elle veillait avec ses lanternes obscures en filigrane au-dessus de ma t\u00eate. Une lueur blafarde mais suffisante pour m&rsquo;\u00e9clairer le chemin car tous ces myst\u00e8res m&rsquo;interpellaient.<br \/>Je l\u2019observais et j\u2019apprenais la vie. Je m\u00e9ditais sans rien r\u00e9v\u00e9ler aux autres.<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je r\u00e9alise, seulement aujourd\u2019hui que je fr\u00e9quentais assid\u00fbment la maison de dieu sans jamais avoir \u00e9t\u00e9 un vrai croyant. Je crois que le doute m\u2019a toujours habit\u00e9. Tout m\u2019\u00e9tonnait mais de mani\u00e8re subliminale seulement, je n\u2019en pris conscience que beaucoup plus tard.<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La p\u00e9riode pascale \u00e9tait tr\u00e8s riche en \u00e9v\u00e8nements.<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le samedi saint, apr\u00e8s la messe de minuit, des salves de coups de fusils d\u00e9chiraient la nuit sans \u00e9tonner personne. Elles \u00e9taient cens\u00e9es annoncer la r\u00e9surrection du Christ. C\u2019\u00e9tait une tradition et \u00e7a perdure encore. <br \/>Sur la place de l\u2019\u00e9glise, on allumait le feu destin\u00e9 \u00e0 la cons\u00e9cration de l\u2019eau b\u00e9nite nouvelle. Une eau salvatrice, bienfaitrice,\u00a0destin\u00e9e \u00e0 prot\u00e9ger\u00a0qui se trouvait \u00e0 proximit\u00e9\u00a0de\u00a0b\u00e9nitier ou \u00e0 port\u00e9e de goupillon. La production du soir \u00e9tait suffisante pour\u00a0asperger le croyant durant l\u2019ann\u00e9e \u00e0 venir.<br \/>Tout le monde n\u2019\u00e9tait pas d\u2019accord sur ce r\u00e9veil au milieu de la nuit, certains ne sortaient leur escopette que le lendemain pour c\u00e9l\u00e9brer le m\u00eame \u00e9v\u00e8nement aux alentours de dix heures. La pol\u00e9mique sur le jour et l\u2019heure du r\u00e9veil du Christ battait son plein\u2026<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Durant la messe qui pr\u00e9c\u00e9dait la b\u00e9n\u00e9diction de l\u2019eau, certains tenaient un flacon, au plus une bouteille, pour leur r\u00e9serve personnelle. Ils profitaient de l\u2019occasion pour transformer leur flotte ordinaire en eau sacr\u00e9e. Le liquide miraculeux servait \u00e0 mes grands-parents (comme \u00e0 d\u2019autres)&nbsp;pour r\u00e9veiller le cochon lorsqu\u2019ils le voyaient mal en point, somnolant&nbsp;dans sa porcherie. Le suid\u00e9 \u00e9tait un bien pr\u00e9cieux qui nourrissait toute une famille durant une bonne partie de l\u2019ann\u00e9e, sous forme de charcuterie, et sa perte annon\u00e7ait des jours difficiles. Le sauvetage s\u2019accompagnait d\u2019une bonne saign\u00e9e en coupant l\u2019oreille du porcin. Le liquide&nbsp;salvateur \u00e9tait le m\u00e9dicament du pauvre, le dernier recours pour tenter de sauver la b\u00eate nourrici\u00e8re. H\u00e9las, \u00e7a ne marchait pas \u00e0 tous les coups et lorsque l\u2019animal se r\u00e9tablissait, on \u00e9voquait le saint esprit en H2O.<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0nghjulu, le voisin ne mettait jamais les pieds \u00e0 l\u2019\u00e9glise. On le voyait une fois l\u2019an, le samedi saint,\u00a0avec une bombonne de cinq litres. A ma connaissance, c\u2019\u00e9tait le seul qui trimbalait un r\u00e9cipient aussi volumineux. En cas de catastrophe, le cur\u00e9 aurait pu se tourner vers lui pour un d\u00e9pannage.\u00a0Une si grande quantit\u00e9 d\u2019eau b\u00e9nite\u00a0pour un simple particulier ne relevait plus de l\u2019usage occasionnel de quelques gouttes bienfaitrices.\u00a0 Ce fut un myst\u00e8re car il n\u2019en faisait ni partage ni commerce. Il s\u2019arr\u00eatait sur l\u2019une des premi\u00e8res trav\u00e9es en rentrant \u00e0 l\u2019\u00e9glise et s\u2019asseyait toujours \u00e0 la m\u00eame place en bout de rang c\u00f4t\u00e9 nef. Il posait sa dame-jeanne \u00e0 ses pieds en d\u00e9bordant sur le passage qui m\u00e8ne \u00e0 l\u2019autel. Le regard fix\u00e9\u00a0sur le tabernacle, il palpait\u00a0\u00e0 l\u2019aveuglette de temps en temps pour\u00a0s\u2019assurer que sa bonbonne\u00a0\u00e9tait encore l\u00e0. Lorsqu\u2019il paraissait bien absorb\u00e9 par la messe, quelques fac\u00e9tieux qui s\u2019\u00e9taient plac\u00e9s derri\u00e8re lui,\u00a0se passaient la bonbonne de mains en mains pour la poser \u00e0 l\u2019autre bout du rang. Peu habitu\u00e9 au silence de l\u2019\u00e9glise, notre croyant d\u2019un jour, se mettait \u00e0 hurler lorsque sa main baladeuse l\u2019avertissait que sa grosse bouteille avait disparu.\u00a0 Les oisifs d\u2019un soir \u00e9taient des fac\u00e9tieux, coutumiers des coups d\u00e9plac\u00e9s.\u00a0 <br \/>Ils se rendaient \u00e0 l\u2019office de temps en temps, non pour prier mais pour s\u2019amuser. D\u2019ordinaire, mais de mani\u00e8re espac\u00e9e pour ne pas \u00e9veiller les soup\u00e7ons, ils mettaient de l\u2019encre (\u00e0 l\u2019\u00e9poque on trouvait\u00a0facilement des encriers dont l\u2019usage \u00e9tait courant)\u00a0\u00a0dans le b\u00e9nitier du pilier situ\u00e9 juste \u00e0 l\u2019entr\u00e9e gauche de l\u2019\u00e9glise. Les personnes qui trempaient leurs doigts pour se signer se regardaient d\u2019un air interrogateur voyant le voisin frapp\u00e9 de quatre t\u00e2ches\u00a0: sur le front, du c\u00f4t\u00e9 des \u00e9paules et sur la poitrine. Cela ne faisait pas rire tout le monde\u2026\u00a0Les chemisiers blancs que les dames sortaient pour la messe dominicale\u00a0en portaient parfois les stigmates ind\u00e9l\u00e9biles.<br \/>Les plus m\u00e9fiants des fid\u00e8les, sans doute \u00e9chaud\u00e9s, humaient les vapeurs du b\u00e9nitier avant d&rsquo;y tremper les doigts car parfois les plaisantins allaient plus loin dans la b\u00eatise&#8230;<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La r\u00e9serve annuelle \u00e9tait pr\u00eate,\u00a0<em>u binidittu<\/em>\u00a0pouvait commencer les jours qui suivaient le Lundi de P\u00e2ques.<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le chanoine Lungheretti avait ses pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s pour faire la tourn\u00e9e. En g\u00e9n\u00e9ral, il choisissait les plus \u00ab\u00a0m\u00e9ritants\u00a0\u00bb, ceux qui s\u2019\u00e9taient montr\u00e9s assidus aux messes matinales, de toute heure et de toute importance. Parfois, un rempla\u00e7ant ou deux accompagnaient pour faire l\u2019apprentissage ou pour encourager leur constance \u00e0 l\u2019\u00e9glise, mais cela restait rare. A ce jeu, Antoine mon ami et moi \u00e9tions imbattables. C&rsquo;\u00e9tait un peu notre p\u00e9riode Messi, nous d\u00e9crochions souvent le b\u00e9nitier d&rsquo;or \ud83d\ude42 <br \/>On se retrouvait\u00a0en doublette attitr\u00e9e, l\u2019un portant le b\u00e9nitier et sa r\u00e9serve d\u2019eau et l\u2019autre la sacoche \u00e0 soufflet pour r\u00e9colter les offrandes en monnaie sonnante et tr\u00e9buchante mais aussi en billets plus silencieux. De retour \u00e0 l\u2019\u00e9glise, le pr\u00eatre nous r\u00e9compensait, selon la recette du jour, plus ou moins g\u00e9n\u00e9reusement. C\u2019\u00e9tait tr\u00e8s appr\u00e9ciable pour faire un tour chez Madame Idda et tirer quelques nougats \u00ab\u00a0gagnants ou perdants\u00a0\u00bb pouvant nous donner acc\u00e8s au gros lot qui \u00e9tait l\u2019enjeu de la bo\u00eete.<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>U binidittu<\/em>&nbsp;durait quelques jours. Le village est tr\u00e8s \u00e9tendu et \u00e0 l\u2019\u00e9poque les maisons \u00e9taient presque toutes habit\u00e9es. L\u2019homme d\u2019\u00e9glise avait son plan bien \u00e9tabli et proc\u00e9dait quartier par quartier.<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les gens \u00e9taient avertis du passage. Ceux qui attendaient la b\u00e9n\u00e9diction, patientaient sagement dans la pi\u00e8ce principale, la table rev\u00eatue de sa plus belle nappe, les chaises bien rang\u00e9es, le devant de la chemin\u00e9e nickel, un ordre parfait qui n&rsquo;\u00e9tait pas habituel. D\u00e8s que le cur\u00e9 psalmodiait ses paroles d\u2019Evangile \u00e0 peine arriv\u00e9 sur le seuil, toujours entam\u00e9es dans la premi\u00e8re foul\u00e9e \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la maison,  les dames g\u00e9n\u00e9ralement seules, hors les plus \u00e2g\u00e9s des hommes, se levaient, les mains jointes et la t\u00eate basse suivant la b\u00e9n\u00e9diction jusque dans les chambres. L&rsquo;envoy\u00e9 de Dieu proc\u00e9dait toujours ainsi, sans laisser le moindre temps de r\u00e9action. De la sorte les gens \u00e9taient plong\u00e9s instantan\u00e9ment dans le recueillement et l\u2019impact \u00e9tait imparable : ils ne pouvaient que s\u2019incliner. <br \/>S\u2019il y avait un malade ou une personne handicap\u00e9e dans le foyer, le pr\u00eatre n\u2019\u00e9tait pas avare de son eau b\u00e9nite\u00a0aspergeant et prodiguant force pri\u00e8res. D\u00e8s qu\u2019il tournait les talons, celui qui portait la sacoche en accord\u00e9on, l\u2019entrouvrait en d\u00e9tournant le regard pour garantir la discr\u00e9tion de l\u2019offrande. Sur le pas de la porte, un sourire et un mot rapide puis le chanoine filait car le chemin \u00e9tait encore long.<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les\u00a0ath\u00e9es\u00a0ne souhaitaient pas la b\u00e9n\u00e9diction, ils \u00e9taient connus et le cur\u00e9 passait sans s\u2019arr\u00eater. Parfois pour des\u00a0raisons qui leur \u00e9taient propres cette ann\u00e9e-l\u00e0, certains gardaient porte close, cach\u00e9s dans la chambre. Le voisin \u00e9tait charg\u00e9 d\u2019annoncer l\u2019absence. Le pr\u00eatre n\u2019\u00e9tait pas dupe mais ne disait rien. Il n\u2019\u00e9tait pas rare, d\u00e8s que l\u2019aube blanche et l\u2019\u00e9tole apparaissaient par surprise au bout de la ruelle,\u00a0de voir\u00a0des personnes\u00a0fuir et s\u2019enfermer \u00e0 double tour\u2026 Quelques toc\u2026toc, sans insister, juste pour v\u00e9rifier si la b\u00e9n\u00e9diction \u00e9tait d\u00e9sir\u00e9e\u00a0et l\u2019homme de Dieu nous faisait signe de passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9.<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">U<em> binidittu<\/em>\u00a0existe toujours, il est assur\u00e9 par des moines ou des cur\u00e9s venus d&rsquo;ailleurs, notamment du couvent Saint Damien de Sart\u00e8ne. <br \/>J\u2019ignore si l\u2019assiduit\u00e9 est la m\u00eame que nagu\u00e8re, \u00e0 cette p\u00e9riode, les quartiers sont plut\u00f4t d\u00e9serts\u2026<\/p>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/simonuhome.files.wordpress.com\/2020\/11\/0dd92-dsc_9517.jpg?w=1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-25789\" \/><figcaption>Un village tr\u00e8s \u00e9tendu.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/simonuhome.files.wordpress.com\/2020\/11\/7ea24-dsc_9528.jpg?w=1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-25790\" \/><figcaption>Et par tous les chemins, il revient&#8230;<\/figcaption><\/figure>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/simonuhome.files.wordpress.com\/2020\/11\/b60e4-dsc_9521.jpg?w=1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-25792\" \/><\/figure>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/simonuhome.files.wordpress.com\/2020\/11\/a56dc-dsc_9516.jpg?w=1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-25793\" \/><\/figure>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/simonuhome.files.wordpress.com\/2020\/11\/dsc_0014.jpg?w=1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-25795\" \/><figcaption>Dans la nuit l\u00e9vianaise, un Vendredi Saint pas si lointain&#8230;.<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ou la b\u00e9n\u00e9diction des maisons. Au milieu du si\u00e8cle dernier, la vie dans nos quartiers et autour de l\u2019\u00e9glise s\u2019accompagnait toujours d\u2019anecdotes. Des petits faits qui restaient confidentiels, connus des seules personnes impliqu\u00e9es. Les r\u00e9cits successifs, narr\u00e9s et renarr\u00e9s, galvaudent et d\u00e9forment la r\u00e9alit\u00e9 en renfor\u00e7ant le c\u00f4t\u00e9 comique. 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