{"id":15925,"date":"2020-01-02T20:56:20","date_gmt":"2020-01-02T19:56:20","guid":{"rendered":"http:\/\/simonu.home.blog\/?p=15925"},"modified":"2020-01-02T20:56:20","modified_gmt":"2020-01-02T19:56:20","slug":"agnostique-grace-a-dieu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/?p=15925","title":{"rendered":"Agnostique gr\u00e2ce \u00e0 Dieu."},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comme mon p\u00e8re, elle avait tr\u00e8s peu fr\u00e9quent\u00e9 l\u2019\u00e9cole. Juste un temps la maternelle, elle aussi \u00e9tait analphab\u00e8te. Veuve de guerre, elle vivait seule&nbsp;: ses deux enfants effectuaient leur service militaire. Lorsque j\u2019eus l\u2019\u00e2ge d\u2019aller au coll\u00e8ge, mes parents m\u2019envoy\u00e8rent vivre avec elle pour lui tenir compagnie \u00e0 l&rsquo;autre bout du village.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle s\u2019en \u00e9tait remise \u00e0 Dieu, totalement, et passait une bonne partie de ses nuits en sa compagnie. Elle conversait avec lui \u00e0 haute voix, tr\u00e8s longtemps avant de s&rsquo;endormir avec l&rsquo;espoir d&rsquo;\u00eatre encore vivante au petit matin. Elle se lamentait, \u00e9tait tr\u00e8s demandeuse, j&rsquo;entendais tout de sa conversation avec le divin. Elle soliloquait (parlait toute seule) et sans doute Dieu l&rsquo;\u00e9coutait puis exhaussait ses v\u0153ux sans rien dire, car de tr\u00e8s bonne heure elle \u00e9tait debout, pimpante et pleine d&rsquo;\u00e9nergie pour toute la journ\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J&rsquo;avais eu, un soir de cin\u00e9ma, elle \u00e9tait responsable de la salle, la bonne id\u00e9e de lui demander de me r\u00e9veiller t\u00f4t le lendemain pour apprendre mes le\u00e7ons. J&rsquo;\u00e9tais certain que le prof de fran\u00e7ais allait m&rsquo;interroger puisqu&rsquo;il m&rsquo;avait vu post\u00e9 juste devant l&rsquo;\u00e9cran. D\u00e9j\u00e0, j&rsquo;anticipais sur les choses et volais un peu d&rsquo;avance pour ne pas \u00eatre pris au d\u00e9pourvu. <br>Depuis ce jour, jamais plus, je n&rsquo;ai pu dormir tranquille les matins de classe. Elle \u00e9tait impitoyable avec moi et n&rsquo;arr\u00eatait de me secouer qu&rsquo;une fois debout. Je lui dois certainement beaucoup de choses apprises de bon matin lorsque je r\u00e9visais mes le\u00e7ons en me promenant d\u00e8s le lever du jour, jusqu&rsquo;au dernier virage de Cirana \u00e0 la sortie du village. Sans elle, je n&rsquo;aurais jamais fait la diff\u00e9rence entre les \u0153ufs de crapaud en chapelets et ceux de grenouille en amas. Cela vous semble d\u00e9risoire, c&rsquo;est tout un symbole depuis le jour o\u00f9 je l&rsquo;ai remarqu\u00e9 sur mon parcours matinal dans le m\u00e9andre calme d&rsquo;un ru. Je lui dois mon \u00e9veil aux choses de la vie. Dans la fra\u00eecheur du matin et l&rsquo;air vivifiant, j&rsquo;observais, lisais mon livre de sciences naturelles puis m&rsquo;\u00e9vadais dans des r\u00eaves \u00e9veill\u00e9s, magiques. Mon esprit prenait corps au rythme de mes id\u00e9es devenues voyageuses. Mon imaginaire ainsi nourri,  explorait un monde inconnu, allait bien au-del\u00e0, \u00e0 la lecture d&rsquo;une le\u00e7on de chose. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tata se plaignait de n&rsquo;avoir aucun dipl\u00f4me dans sa famille, elle me disait lorsqu&rsquo;elle me sentait heureux, \u00ab\u00a0Tu seras l&rsquo;honneur de ma famille, avec toi nous l&rsquo;aurons notre dipl\u00f4me.\u00a0\u00bb Elle \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;origine de mes petites gloires, elle \u00e9tait fi\u00e8re \u00e0 chacune de mes petites victoires. Elle qui se disait mourante et implorait Dieu pour qu&rsquo;il la soutienne, a v\u00e9cu longtemps et portait sur moi un regard imprim\u00e9 de sourire et de satisfaction, il en \u00e9tait ainsi chaque fois que j&rsquo;allais la voir en rentrant du continent. Elle paradait dans son for int\u00e9rieur, la t\u00eate haute, nous savions secr\u00e8tement ce que fut notre parcours dont personne ne se doutait. J&rsquo;\u00e9tais l&rsquo;apprenant stimul\u00e9 par une dame perp\u00e9tuellement v\u00eatue de noir, mur\u00e9e dans l&rsquo;obscurantisme et qui avait gard\u00e9 un peu de lucidit\u00e9 f\u00e9conde.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/simonuhome.files.wordpress.com\/2020\/01\/img_6365l.jpg?w=1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-15935\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Virtuose de la corde \u00e0 sonner les cloches, elle ma\u00eetrisait parfaitement la vol\u00e9e de la messe dominicale, le tintement des v\u00eapres comme l\u2019annonce macabre des d\u00e9c\u00e8s au son du glas. La sacristie et le clocher \u00e9taient son domaine. &nbsp;C\u2019est elle que l\u2019on pr\u00e9venait en priorit\u00e9 et chacun reconnaissait sa \u00ab&nbsp;signature&nbsp;\u00bb fun\u00e8bre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le cur\u00e9 n\u2019avait qu\u2019\u00e0 officier sans se soucier du reste. Elle pr\u00e9parait l\u2019autel, v\u00e9rifiait le carillon, remplissait les burettes, essuyait le calice, testait le claquoir, approvisionnait l\u2019encensoir et le b\u00e9nitier mais ne s\u2019aventurait jamais jusqu\u2019au tabernacle domaine r\u00e9serv\u00e9 au chanoine. C\u2019\u00e9tait lui qui se chargeait d\u2019alimenter le ciboire. Elle adorait les chutes d\u2019hostie qui entouraient et solidarisaient les pastilles divines en plaquettes et n\u2019en perdait pas une miette. Elle raffolait de tout ce qui rappelait le corps du Christ. Elle avait, \u00e9galement, une adresse&nbsp;particuli\u00e8re pour jouer de la longue canne \u00e9touffoir \u00e0 bougies\u2026 \u00e0 la fin de l\u2019office, elle les \u00e9teignait toutes laissant planer une odeur caract\u00e9ristique de cire chaude et d\u2019encens m\u00eal\u00e9s, typique de notre \u00e9glise. Elle saluait les saints d\u2019une g\u00e9nuflexion pour chacun, un geste plein d&rsquo;humilit\u00e9, on avait l\u2019impression que toutes ces statues la connaissaient&nbsp;et que leurs visages, d\u2019ordinaire tristes, s\u2019illuminaient sur son passage.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tante Marie \u00e9tait donc de toutes les messes, neuvaines, processions, rosaires et toute c\u00e9r\u00e9monie petite ou grande qui demandait office religieux. Sacristine fid\u00e8le, elle ne ratait aucune confession, accro qu\u2019elle \u00e9tait \u00e0 l\u2019hostie, c\u2019\u00e9tait encore une occasion pour communier avec le corps du Christ. Elle aurait pu s\u2019en nourrir si le ciboire avait \u00e9t\u00e9 \u00e0 sa disposition. Je me demandais bien ce qu\u2019elle pouvait se reprocher au confessionnal, en apparence exemplaire, peut-\u00eatre avait-elle quelques p\u00each\u00e9s cach\u00e9s ou qui m\u2019avaient \u00e9chapp\u00e9\u00a0? Telle Marie m\u00e8re de Dieu, tante Marie avait m\u00e9moris\u00e9 tous les saints mais ne connaissait pas leur histoire ou tr\u00e8s peu. Elle souhaitait faire de moi son cur\u00e9 de famille et avait projet\u00e9 de m\u2019acheter, dans un premier temps, un habit de moine juste pour voir et faire \u00ab\u00a0plus vrai\u00a0\u00bb lorsque je disais la messe devant la chemin\u00e9e qu\u2019elle parait comme un autel, de belle dent\u00e8le confectionn\u00e9e avec son crochet. Elle adorait m\u2019entendre et me voir officier dans sa petite salle \u00e0 manger, devenu, le temps de mon apostolat, cur\u00e9 de la maison. Je connaissais les rites par c\u0153ur et par psittacisme uniquement, en latin. Je passais r\u00e9guli\u00e8rement par l\u2019office matinal avant d\u2019aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole dans le but de gagner un crucifix en ivoire (en plastique finalement) apr\u00e8s avoir point\u00e9 quarante jours cons\u00e9cutifs. Une seule absence, m\u00eame pour maladie, et la s\u00e9rie repartait \u00e0 z\u00e9ro. C\u2019est ainsi que le cur\u00e9 s\u2019assurait une assistance minimale.\u00a0Par bonheur, la robe de bure, que tante avait command\u00e9e, qui devait me faire moine dans un premier temps, n&rsquo;arriva jamais au domicile.\u00a0\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toutes les fins de semaine, le confessionnal devenait passage oblig\u00e9. Je devais m\u2019inventer des p\u00e9ch\u00e9s lorsque mon palmar\u00e8s \u00e9tait vierge. Je m\u2019autoflagellais de pri\u00e8res, r\u00e9citant quelques \u00ab&nbsp;je vous salue&nbsp;\u00bb pour la forme puisque je n\u2019avais rien fait de si mal. Je consultais la liste des p\u00e9ch\u00e9s mortels et v\u00e9niels prenant soin de ne pas trop pencher du c\u00f4t\u00e9 mortel. Rapidement \u00e9puis\u00e9e cette liste devait \u00eatre compl\u00e9t\u00e9e mais l\u2019imagination a des limites. Je commen\u00e7ais \u00e0 douter du statut de notre chanoine. Que de \u00ab&nbsp;notre p\u00e8re&nbsp;\u00bb r\u00e9cit\u00e9s \u00e0 genou pour des prunes lorsque je m\u2019accusais d\u2019avoir vol\u00e9 des cerises chez Antonu Cardinali ! M\u00eame hors saison, j\u2019avouais ce p\u00e9ch\u00e9 invent\u00e9 en le d\u00e9clarant comme un oubli en son temps. C\u2019\u00e9tait un classique et cela m\u2019intriguait que le chanoine ne d\u00e9couvre la supercherie\u2026 il en entendait tellement, sans doute allait-il directement \u00e0 p\u00e9nitence en ne m\u00e9morisant pas toutes nos b\u00eatises.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est une claque magistrale qui va mettre fin d\u00e9finitivement \u00e0 mes interrogations. Mes parents me reprochaient d\u2019\u00eatre de toutes les processions et ne jamais ramener une fleur \u00e0 la maison. Ce reproche m\u2019interpela. Ils l\u2019auront leur fleur et odorante en plus, le lys, la fleur de Saint Antoine. Le jour de la procession, je n\u2019ai pas quitt\u00e9 notre saint d\u2019une semelle. L\u2019assistant durant le parcours dans les rues du village, j\u2019\u00e9tais \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9glise attendant le final pour m\u2019emparer du troph\u00e9e. Le cur\u00e9 \u00e9tait \u00e0 mon flanc et cl\u00f4turait la c\u00e9r\u00e9monie de quelques coups de goupillon \u00e0 b\u00e9nitier. A peine la derni\u00e8re goutte d\u2019eau b\u00e9nite s\u2019\u00e9crasa sur mon visage, ma main s\u2019empara du lys convoit\u00e9 lorsqu\u2019une claque retentissante me fit l\u00e2cher prise sur le champ. L\u2019image de mes parents fit le tour de ma t\u00eate aussi rapidement que les foudres de l\u2019envoy\u00e9 de Dieu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce fut une r\u00e9v\u00e9lation \u00e0 l\u2019envers, un miracle invers\u00e9. Cette claque d\u2019ici-bas, cens\u00e9e \u00eatre divine, remit mon cerveau en place et me fit basculer du croire au doute, \u00e0 d\u00e9faut de savoir. D\u00e9sormais c\u2019est mon esprit qui me g\u00e9rera et non celui de Dieu. En une fraction de seconde je d\u00e9couvris l\u2019agnosticisme, la claque n\u2019\u00e9tait sans doute pas assez forte pour que j\u2019atteigne le palier extr\u00eame de l\u2019ath\u00e9isme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Me voil\u00e0 agnostique gr\u00e2ce \u00e0 Dieu ou pour \u00eatre plus juste, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019un de ses envoy\u00e9s sur terre\u2026 sans oublier ma protectrice.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cependant, je peux continuer \u00e0 dire Ave Maria \u00e0 ma tante qui a fait partie de ma chance et m\u2019accompagne encore. Ce sont ces gens-l\u00e0 qui vous font avancer et vous apprennent la vie. Leur sinc\u00e9rit\u00e9 de candide qui vit les pieds sur terre, les yeux riv\u00e9s vers le ciel d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment muet, vous pousse \u00e0 vivre debout bien plus qu\u2019\u00e0 genou. <br>Pas toujours h\u00e9las&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00d4 Marie, si tu savais<br>Tout le bien que tu m\u2019as fait&nbsp;!<br>Dans ton innocence<br>J\u2019ai b\u00e2ti ma conscience<br>Et dans ta croyance<br>Tu m\u2019as tourn\u00e9 vers la science.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00d4 Marie, si tu pouvais,<br>De l\u00e0-haut, tu m\u2019aiderais<br>Contre ma volont\u00e9<br>Me laver de tous mes p\u00e9ch\u00e9s.<br>Je viendrai seul<br>Dans mon linceul<br>Peut-\u00eatre on se reverra<br>L\u00e0-bas\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est le temps qui commande<br>Alors j\u2019attends qu\u2019il me mande\u2026<br>\u00d4 Marie, je ne sais<br>Si un jour, je te reverrai\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00d4 Marie&nbsp;! \u00d4 Marie&nbsp;!<br>Ce silence<br>Et cette absence<br>Qu\u2019as-tu fait de ta vie&nbsp;!<br>Qu\u2019as-tu fait dans la vie&nbsp;?<br>Que penses-tu de nos vies&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">As-tu vu, enfin&#8230; l\u2019autre Marrrrrie&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/simonuhome.files.wordpress.com\/2020\/01\/img_6370.jpg?w=1024\" alt=\"\" class=\"wp-image-15936\" \/><figcaption>La m\u00eame que celle en titre&#8230;<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme mon p\u00e8re, elle avait tr\u00e8s peu fr\u00e9quent\u00e9 l\u2019\u00e9cole. Juste un temps la maternelle, elle aussi \u00e9tait analphab\u00e8te. Veuve de guerre, elle vivait seule&nbsp;: ses deux enfants effectuaient leur service militaire. Lorsque j\u2019eus l\u2019\u00e2ge d\u2019aller au coll\u00e8ge, mes parents m\u2019envoy\u00e8rent vivre avec elle pour lui tenir compagnie \u00e0 l&rsquo;autre bout du village. Elle s\u2019en \u00e9tait<a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/lecoursdelavie.com\/?p=15925\">Lire la suite de <span class=\"screen-reader-text\">\u00ab\u00a0Agnostique gr\u00e2ce \u00e0 Dieu.\u00a0\u00bb<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":15933,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[11],"tags":[],"class_list":["post-15925","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-divers"],"aioseo_notices":[],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/paTogX-48R","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15925","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15925"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15925\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15925"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15925"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lecoursdelavie.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15925"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}