Zinella.

Cela fait des textes et des textes que je vous parle di « a Zinella » et vous n’en voyez pas la couleur.

C’est un endroit magique que j’ai voulu et créé de toutes pièces. Un endroit où nous avons passé des soirées inoubliables avec Ferdinand, Louis, René (parti trop tôt), Mario, Ilva, Sylvain et Danièle qui ne viennent plus désormais. Ce sont des hollandais de passage, des inconnus, des « tout venant » invités par hasard à la faveur d’une rencontre fortuite que l’on accueille aujourd’hui… La nuit étoilée ne varie pas, le hibou bouboule toujours, le four crépite comme avant et le plaisir de recevoir est resté le même.

J’ai préparé quelques images. Les fleurs sont ravissantes et de circonstance, nous attendons nos petites filles. Elles sont impatientes de revenir. Les poules ne sont plus là, mais les gamines savent que le jardin a été préparé pour elles, que les pizzas au visage de clown inventé par missiau va les ravir. Ça rigole déjà, je les entends qui se taquinent pour savoir qui va venir au jardin avec moi et qui va dormir dans la chambre du fond où elles s’entassent pour rire encore plus fort. L’hiver, dans leur chambre habituelle, elles doivent rêver lorsque la pluie et le vent se liguent pour enquiquiner le monde. Margault la moyenne de ma fille doit rôder par ici car elle aime bien le jardin. Fanchon, sa petite sœur est encore trop jeune et affiche un sourire plein d’innocence. La Grande Leia, revient souvent sur l’île, elle a l’habitude et connaît la musique. Anna Livia et Francesca Maria habitent en Corse et connaissent toutes les saisons du côté d’Aratasca. Le temps des cerises, des figues, des noix, des châtaignes et du figateddu devant le barbecue mural de la Zinella n’ont plus de secret pour elles.

Le jour approche, en fin de semaine tout ce monde sera là. Minnana a déjà préparé les fleurs pour égayer le coin qui va nous réjouir le temps des vacances…

Nous irons, le soir venu, du côté du bassin pour écouter le concert des grenouilles, nous regarderons les étoiles, je leur raconterai les histoires du hérisson et de la tortue qui parcourent notre jardin. Leur imaginaire sera fécond, rempli du coin de leur enfance.

Encore un été, peut-être un autre ou quelques autres, qu’en sais-je ? C’est la raison pour laquelle, je m’évertue à remplir chaque moment d’instants magiques à faire grandir les enfants. Des enfants qui devenus adultes se souviendront de cette tendresse, de cet amour de la vie ensemencé du côté de la Zinella. Perdus quelque part dans le nord du Canada, en Suède ou ailleurs, leur mémoire ne cessera jamais de faire un tour par ici. C’est ainsi qu’on se construit, c’est ainsi que l’on croit à la vie parce que des aïeux qui ont eu la chance de nous voir grandir nous montrent une voie, la voie qui mène au plaisir de vivre, qui montre les étoiles comme des cœurs qui palpitent au firmament…

Engager à la vie et transmettre la beauté des choses d’ici-bas.

 

5 Comments

  1. Il est bien ton texte Simon. Il parle avec le cœur du goût de la vie et de sa transmission. Quel plus beau cadeau, durable, d’accès aisé, intemporel ?
    Bien à toi, à Annie et aux tiens

  2. Bonsoir Simon. Je viens de prendre connaissance de ton texte. Toujoursbien, tes écrits, bien imagés, et gais finalement.. Oui, les aïeux nous montrent la voie et permettent aux enfants de grandir. Ces textes sont vivants, colorés. Il m’est toujours très agréable de te lire.Alors je te dis :merci, tout simplement. l’artiste. Continue de nous faire rêver. Bonne soirée.Pourrais-tu me situer cet endroit dit à Zinella ? Merci.

  3. C’est magnifique et touchant. Cà me rappelle les bons souvenirs que j’ai gardés de Zonza,du temps de ma Grand’mère. Le temps passe hélas,mais enfin nous profitions tellement de tout avec « rien ».
    Je prends un tel plaisir à vous lire,je ne connais pas ces coins de Lévie,mais on les « imagine » facilement.
    C’est un plaisir de « réver » à ces endroits si bien décrits.Merci.

  4. Vos écrits se lisent tout seul et donc a peine lus, se transforment en images et émotions…instantanément. Sur ce texte, mes yeux se mouillent je ne sais pourquoi. C’est une tranche de vie, du temps qui passe et l’espoir qu’ils se souviennent que l’essentiel est ici, chez vous, sur votre terre, la leur.
    Votre écriture, mériterait un recueil ; mais peut être existe t il ?

  5. Vos écrits se lisent tout seul et donc a peine lus, se transforment en images et émotions…instantanément. Sur ce texte, mes yeux se mouillent je ne sais pourquoi. C’est une tranche de vie, du temps qui passe et l’espoir qu’ils se souviennent que l’essentiel est ici, chez vous, sur votre terre, la leur.
    Votre écriture, mériterait un recueil ; mais peut être existe t il ?

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