Les trois mousquetaires

… qui, comme chacun le sait, étaient quatre.
image0-004L’original de cette photo est détenu par Jacqueline Valli.
(Cliquer sur les photos)
Aujourd’hui fin de semaine, c’est jour de badinage pour décrire une photo dédiée aux gens du village de Lévie.
J’imagine d’Artagnan à droite au premier plan, l’homme à l’allure sereine et à la pipe tronquée. A gauche, Porthos qui comme son compagnon de premier plan venait de Carbini ou d’Oronu. Peut-être quelqu’un réussira-t-il à identifier ces deux personnages au port bien affirmé ?
Nos mousquetaires se retrouvaient le jour du Seigneur à l’apéro dans un bar du village. Certains identifieront facilement les deux du fond. Athos à gauche et Aramis à droite étaient de Lévie.
J’ai bien connu Zi Ghjuvanni Dominati « di i Bascheri » alias Athos, menuisier de son état. Le seul à porter la barbe. C’était un grand oncle qui vivait à quelques petits mètres seulement de chez nous. On le voit sur la photo suivante juste devant notre porte.
Aramis, Battistu Angeli dit Pitraconu était muletier. Il nous invite à trinquer avec des yeux qui pétillent et sans doute la bonté au fond de l’âme.
L’unité comme la forte présence individuelle qui se dégage de cette image rappelle la figure allégorique des trois mousquetaires dont on devine la devise sans se forcer : « Un pour tous et tous pour un. » Une évidence.
Je comprends mieux, aujourd’hui, mon penchant pour le passé (tarrocu*). Nous avons en commun la même moustache, la mienne plus ébouriffée, comme la leur un temps rebiquait vers le ciel. Je me suis essayé à la barbe aussi sans chercher à imiter mon grand oncle. Je découvre ces similitudes aujourd’hui seulement.
Je suis un homme du passé qui continue à passer pour vivre au présent en attendant le futur… Un passant qui passe puis qui trépasse.
Capture d’image sur un film tourné par une équipe de la RADIO danoise en 1962. Une bonne partie retrace un repas familial dans la maison de mon enfance. On y voit ma famille, seuls mon frère et moi avions été « mis dehors » car la table et la pièce étaient trop petites pour recevoir figurants, acteurs principaux et l’équipe des techniciens. Un repas mémorable et des jambons accrochés à la poutre que nous n’avions jamais eus en si grand nombre, mise en scène oblige… Un précieux film tourné avec les gens d’ici, les acteurs principaux compris (deux enfants du village). De beaux souvenirs pour ceux qui ont vécu cette période.

*Tarrocu= je plaisante. 

 

 

 

 

 

 

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