Fausses brèves…

trou.nJour de badinage. Je me suis amusé à écrire des fausses brèves de comptoir. J’ai fait comme si j’y étais, il suffit de fermer les yeux et s’imaginer en goguette pris dans l’embuscade d’une bringue…

 

Avant, les curés disaient la messe en latin, personne ne comprenait rien, les églises étaient pleines. Depuis qu’ils la disent en français, tout le monde comprend, les églises sont vides.

-Tiens ! V’là les képis ! Avant c’était la maréchaussée, maintenant la gendarmerie… On devrait plutôt dire le gendarme rit, non ?
– Ben, on dit bien Ile et Vilaine et Mâcon !

– Lorsque tu plantes un clou, tu fixes le clou des yeux ou tu suis le mouvement du marteau du regard ?
– Je suis le marteau, des fois qu’il me tape sur les doigts !

Quand je demande un panaché, je regarde toujours s’il verse bien la bière avant la limonade, sinon ça me contrarie.

Sept, c’est jamais le même. 3+4, 5+2, 1+6…. Celui qui a inventé ça était fort. Je suis presque sûr que c’est lui qui a inventé le 51.

Tu sais pourquoi les curés ne portent plus la soutane ? Ils savaient qu’on allait inventer le mariage pour tous.

De loin et de dos un avocat ressemble à un curé en soutane. De près, quand tu l’entends prêcher pour sa paroisse, tu lui donnes plus le Bon Dieu sans confession.

Mon fils faisait ses devoirs et disait : « M’an, marchand, il faut un d parce qu’on dit marchande ? » C’est comme un « gars » on met un s parce qu’on dit une garce.

– Ardisson demande toujours « Est-ce que sucer c’est tromper ? T’as pas de soucis à te faire, on m’a dit que ta femme suce pas. »

Avec ma femme on se complète, elle tient la bourse et moi je garde les bourses. Lorsque je veux boire un coup, je vais la voir, lorsqu’elle a besoin d’un coup… tu vois ce que je veux dire ?

-Mamadou, c’est un bon gars !
– Normal, c’est au Gabon que le gars bon nait !

Quand j’ai bu un coup, je suis heureux comme si j’étais dans le jardin de Dieu. C’est quand je redescends sur terre que je suis pas beau à voir.

-C’est quoi un trou noir ?
-Ben, un trou noir, c’est comme tous les trous. C’est quand tu es au fond que tu vois la lumière tout en haut.

Avant, boulanger c’était un beau métier. Il pétrissait la pâte à la main et faisait des miches. Ça doit donner des idées ces trucs-là ! Il devait s’en passer des choses derrière les sacs de farine lorsque le pain cuisait.

-J’ai joué au tiercé.
– Et alors ?
– Rien ! Ils ont dû voir que j’étais bourré !

Les gaulois avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête. Ils avaient raison, avec toutes ces tornades et ces inondations, aujourd’hui, le danger vient du ciel.

-Tu sais pourquoi on deux mains et dix doigts ?
– Non !
– Moi, non plus !

De nos jours, les enfants sont plus intelligents. Mon fils sort de la maternelle et direct, il allume la télé en appuyant sur le bon bouton. Moi à son âge, j’aurais pas su, j’avais même pas la télé chez moi.

Ma femme adore les roses, « ce sont des fleurs qui se méritent », qu’elle dit. « Il faut savoir les attraper sans se piquer », alors je me méfie, j’en achète jamais.  

A l’église, on nous dit aimez-vous les uns les autres, il parait que Dieu est toujours en bagarre avec le diable.

Finalement, c’est quand on est comme les escargots qu’on a l’égalité des sexes.

Hermaphrodite, c’est bien. Le soir tu te couches avec un homme ou une femme, comme ça te chante.  

Pas besoin de boire pour se croire au bistrot. A suivre, un autre jour peut-être, si ça me chante !

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